« Considérons comment il nous faut être en présence de la Divinité et de ses Anges, et quand nous nous tenons debout pour psalmodier, faisons en sorte que notre esprit concorde avec notre voix. »

Translatio

07 décembre 2017

L'IMMACULÉE





Le sens plénier de l’Écriture

La Révélation est close à la mort du dernier apôtre. L’Église ne reçoit donc pas aux cours des âges de nouvelles révélations et se garde bien d’ajouter de nouvelles vérités au dépôt révélé. Sa mission de conserver vivante cette Révélation lui impose simplement de l’exprimer, d’éclairer et d’expliquer les vérités présentes dans la Révélation. Cette Révélation a été communiquée par le Christ et les Apôtres, et une partie seulement en a été fixée dans les saintes Écritures. Ces Écritures ne peuvent donc être comprises que dans le cadre de cette Tradition apostolique. La Révélation est une, l’Écriture et la Tradition sont inséparables.

Or, ce que ces Écritures visent à transmettre n’est pas une simple tradition humaine, mais un Mystère sacré qui est au-delà de toute expression et même de toute conception humaines. Tout le monde admet que le langage est souvent inadéquat pour exprimer les secrètes affections du cœur et même certaines réalités de la vie humaine, voire des choses de la nature. C’est pourquoi, au-delà du sens immédiat des paroles, il nous faut parfois discerner ce que veut dire celui qui parle, ce qu’il ne sait ni ne peut adéquatement exprimer. À plus forte raison les paroles humaines, même inspirées par Dieu, sont dépassées par le Mystère sacré et susceptibles, au-delà de leur premier sens littéral immédiat, d’avoir une signification plus profonde. Cette signification plénière de l’Écriture se trouve précisément dans la Tradition apostolique transmise par l’Église.

Une vérité peut donc être présente dans la Révélation sans pour autant se trouver explicitement dans l’Écriture. Lorsque L’Église propose une vérité comme objet de foi, elle ne révèle pas cette vérité. Celle-ci ne devient pas révélée, mais l’Église ne fait que proclamer que cette vérité est déjà présente dans la Révélation. Cette vérité n’est pas révélée par la définition de l’Église, mais l’Église la propose officiellement comme telle.
Il en est ainsi de l’Immaculée Conception. Cette vérité fait partie du dépôt de la Révélation bien que le terme même d’Immaculée Conception ne soit pas dans l’Écriture.


02 décembre 2017

AVENT : pour préparer NOËL !

Pour nourrir notre piété tout au long de l'Avent, l'Église a constitué
un choix de textes et de prières très riche.
Vous trouvez tous les textes sur l'Avent à l'aide du lien ci-dessous !

Cliquer sur l'image !


Avec un petit bonus : une feuille récapitulative et pratique sous forme de

pour les enfants !
(environ 10 ans)
Il suffit d'activer le lien !

02 novembre 2017

MORTUOS SEPELIRE

"Ensevelir les morts"
(Règle de saint Benoît, chapitre 4)


Avant l’ère chrétienne
L'arrivée du Christianisme
La Révolution et le laïcisme
La Liturgie des défunts
Les motifs de l’inhumation


Que ce soit dans le cadre de l’intimité familiale ou des événements du monde, l’homme est confronté à la mort. Il ne peut l’ignorer. La mort, et les cérémonies civiles ou religieuses qui la suivent, sont une occasion de réflexion sur l’existence humaine.
On ne peut alors éluder la question de ce qui suit la mort. Qu’y a-t-il après la mort ? Y a-t-il un au-delà ?
Quand on se pose ces questions, on commence à percevoir la vérité naturelle de l’immortalité de l’âme et, avec la grâce de Dieu, on entre progressivement dans le mystère de la destinée surnaturelle.
Dans toutes les civilisations les défunts ont été l’objet non seulement d’un souvenir, mais encore d’un culte religieux, civil et familial, tous ces aspects étant étroitement liés. Il y a toujours eu une vénération des ancêtres qui ont transmis la vie, l’éducation, la civilisation. À l’inverse le monde actuel est plutôt méprisant pour le passé. Il multiplie les moyens de prolonger la vie mais tend à cacher la mort, réduisant les cérémonies à de simples adieux et témoignages de sympathie.